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  <title>Patrick Legand - Virus / Logiciels espion</title>
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  <description>Sécurité Informatique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 00:35:39 +0100</pubDate>
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    <title>Clac Claac Clak Klaak KlacBom... secrets divulgués</title>
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    <pubDate>Wed, 07 Feb 2007 23:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick Legand</dc:creator>
        <category>Virus / Logiciels espion</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.patrick-legand.com/public/images/.lapinEtonn__s.jpg&quot; alt=&quot;lapinEtonn_.GIF&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Quels farceurs ces pirates !! On a
beau dire qu'en matière de piratage l'innovation a comme seule limite
l'imagination de l'individu, on reste sans voix face à des trouvailles
ahurissantes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les films d'espionnage, peu d'entre nous ont manqué la scène de l'agent
secret reconstituant mentalement un numéro de téléphone, en analysant
simplement les sons émis par les rotations successives du cadran
téléphonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que diriez d'une méthode consistant à voler un mot de passe en écoutant le
bruit des touches frappées sur le clavier ? Délirant, n'est-ce pas ?
Irréaliste, me direz-vous ?... Justement, c'est en admettant que
l'adversaire parviendra à mettre au point des techniques impensables que l'on
commence à entrevoir comment concevoir les architectures sécurisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'écarter toute possibilité, réfléchissons un peu... Tout d'abord, il
est évident que la « barre d'espace » émet un son reconnaissable,
nous l'avons tous constaté, il suffit d'entendre quelqu'un pianoter sur son
ordinateur. À la rigueur, cela est vrai aussi pour la touche « Retour
chariot ». Voyez comme nous progressons... D'accord, nous ne sommes pas
encore très avancés, car il faut reconnaître que les fluctuations sonores entre
un « P », un « C » ou un « 2 », si elles
existent, sont à première vue beaucoup moins probantes. Toutefois, tendez un
peu l'oreille et faites l'expérience : vous percevrez des différences,
légères, soit, mais incontestables. En effet, il n'y a aucune raison que toutes
les touches émettent rigoureusement le même son : elles ne sont pas
situées au même endroit sur le clavier, les doigts de l'utilisateur ne frappent
pas toutes les touches avec le même élan, il faut compter avec les écarts de
tolérance, même infinitésimaux, dus à la fabrication et au montage du
clavier... non, non, il y a des disparités, c'est indiscutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, rétorquerez-vous à juste titre, il faut tout de même avoir
l'oreille fine et passablement exercée avant de pouvoir exploiter ces infimes
subtilités ; ce n'est pas donné à toute le monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, certes... Cependant, n'oublions pas que dans le domaine qui nous
intéresse (le piratage), nous avons affaire à des informaticiens ; et les
informaticiens se distinguent généralement par cette compulsive et exaspérante
manie de faire appel à une technique qui, finalement, s'avère d'une certaine
utilité lorsqu'il s'agit de faire des gros calculs : l'informatique. Et
là, il faut reconnaître que les logiciels font aujourd'hui des merveilles en
matière de reconnaissance vocale. Parlez, ils écrivent ; ordonnez, ils
exécutent... Bientôt, ils vont vous répondre. Alors vous pensez, effectuer
l'analyse spectrale d'un son aussi banal que celui d'une touche de clavier
d'ordinateur, fastoche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, on peut toujours objecter que chaque clavier a sa propre
résonance ; que ses caractéristiques acoustiques sont elles-mêmes
« modulées » en fonction de la personne qui saisit le texte ;
que pour espérer voir fonctionner un jour un tel concept, il faudrait en
théorie mémoriser des milliers de « profils spectraux » qui
modéliseraient les comportements de la majorité des couples utilisateur /
clavier rencontrés de part le monde.... Pensez donc ! Laissons cela aux
fadas de méthodologies, de processus et autres doux rêveurs. Concentrons nous
plutôt sur les formidables capacités d'apprentissage des logiciels : à la
première mise en route, il ne savent rien de vous ni de votre clavier, mais au
bout d'une dizaine de minutes, plus de 90% des caractères saisis sont
identifiés !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment font-ils ? Tenez, un exemple simpliste basé sur notre antique
analyse des fréquences (relire à ce sujet le papier sur &lt;a href=&quot;http://blog.patrick-legand.com/public/cryptoPapers/histoireCrypto.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'histoire de la
cryptologie&lt;/a&gt; sur ce même blog) : le son le plus souvent perçu
correspondrait probablement à la lettre la plus souvent rencontrée dans la
langue française ; à savoir le « E ». Ensuite viendraient le
« A », puis le « I », etc. etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais à quoi bon s'embarrasser avec des techniques aussi désuètes à l'heure
où des méthodes bien plus puissantes, comme l'analyse orthographique et la
correction grammaticale, fournissent de précieux renseignements ? Avec un
tel arsenal, le logiciel espion sait bientôt retrouver chaque caractère saisi
et percer ainsi vos secrets les plus inavouables ! (attention à ce que
vous écrivez...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah ! J'oubliais... Il reste le problème du micro. Car il faut bien
capter tous ces sons avant de les enregistrer et de les analyser. Là encore, je
crains bien de plonger un peu plus dans la sinistrose. Point n'est besoin de
dépêcher sur place les agents du Watergate. Chaque ordinateur dispose
maintenant de son micro intégré, pourquoi diantre s'embêter ? Il suffit de
programmer dans le logiciel une petite routine chargée d'activer le micro en
douce, de rediriger sa sortie vers le module d'analyse, et le tour est
joué !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... ou presque. Car maintenant, pour épier réellement un utilisateur, encore
faut-il installer clandestinement sur son poste le petit logiciel espion, muni
de toutes les fonctionnalités que nous venons de décrire. Mais est-ce vraiment
besoin d'épiloguer sur ce point ? Si vous avez lu « &lt;a href=&quot;http://blog.patrick-legand.com/category/Securiser-enfin-son-PC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sécuriser enfin son PC&lt;/a&gt; »,
ainsi que d'autres billets présents sur ce même blog, vous devriez maintenant
savoir qu'un pirate motivé a sous la main des dizaines de techniques pour y
parvenir ; la chose est inéluctable !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franchement, que faire face à tant d'ingéniosité ? Si, au moins une
chose : donner un grand coup de chapeau aux chercheurs de l'université
californienne de Berkeley ; il fallait y penser, ils l'ont fait et ont
démontré que la méthode marchait. Bravo chers adversaires ! Cela
ressemblerait presque à un coup de maître, n'est-il pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui !... c'est un peu la dure facette du métier de consultant en
sécurité : finir par croire (un peu) en sa compétence et se retrouver
invariablement Grosjean comme devant. Tout cela à cause de petits astucieux qui
vous fabriquent des inventions auxquelles même Tom Cruise, dans &lt;em&gt;Mission
Impossible : 18&lt;/em&gt;, n'osera même pas penser, et qui orchestrent avec
élégance et simplicité la déconfiture de la sécurité de votre système.
Warfff!!!!! j'ai presque envie d'en rire... de partir en vacances... ou bien
d'aller raccrocher mon tablier, je ne sais pas... Tenez, allez donc visiter
&lt;a href=&quot;http://nbarbary.free.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;notre site musical&lt;/a&gt;, cela
vous changera les idées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi je ne sais pas. Je ne sais plus... enfin si j'étais vous, je
commencerais peut-être par envisager la carte à puce... on se sait jamais... si
ce n'est pas trop tard...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'antivirus, cet éternel leurré...</title>
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    <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 21:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick Legand</dc:creator>
        <category>Virus / Logiciels espion</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.patrick-legand.com/public/images/babouk-2-small.JPG&quot; alt=&quot;babouk-2-small.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Allons, bousculons quelques idées reçues.
L'antivirus, vous savez ce logiciel magique sur lequel vous reposez toute votre
sécurité... Eh bien, oui, vous avez deviné, il a ses limites. De grosses
limites, même. Pour comprendre pourquoi vous allez bientôt essuyer une attaque
virale, séquence frisson en 8 étapes :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;On montre mathématiquement que la détection virale (en particulier la
détection de virus inconnus) est un problème impossible à résoudre. Trop
complexe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un attaquant digne de ce nom est un informaticien de haut niveau. Il
connaît donc parfaitement les détails d'implémentation des moteurs d'antivirus,
les stratégies qu'ils emploient pour savoir si tel ou tel code est malveillant
et, par conséquent, les procédés pour tromper leur vigilance. Il saura donc
bâtir à coup sûr, et quand il le voudra, des virus indécelables.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La concurrence fait rage au sein de la communauté antivirale et il est
primordial de ménager ses précieux clients. C'est pourquoi les éditeurs ont
tendance à privilégier des techniques qui protègent, certes, mais aussi qui
pénalisent le moins possible les ressources CPU de l'ordinateur.
Malheureusement, cette complaisance nuit parfois à l'efficacité de la
protection. Un exemple : lorsqu'ils procèdent à l'analyse d'un fichier,
certains antivirus limitent la recherche à des endroits bien précis. Si le code
malveillant a la malencontreuse idée de se faire une place à l'intérieur de
zones non balayées par le grand Oeil scrutateur, le virus a de beaux jours
devant lui.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les suites logicielles se défaussent sans vergogne sur l'utilisateur. Il
n'est pas rare de voir surgir sur son écran une fenêtre porteuse d'un message
de ce type : « Le programme 'hz-24Win.exe' tente d'accéder au
Registre. Accepter ? Refuser ? ». C'est un comble ! L'antivirus
ne sait pas ce qu'il faut faire, comment imaginer que l'utilisateur non
informaticien sache à sa place, surtout lorsqu'il est confronté à un tel
charabia ? (pour rassurer les âmes en peine, les informaticiens
professionnels sont la plupart du temps, eux aussi, complètement largués...).
Quand l'urgence est de terminer un travail, la méthode employée en pareil cas
est en général toujours la même : cliquer sur « Accepter » et se
débarrasser du problème. Bien entendu, lorsque l'exécutable 'hz-24Win.exe' est
un code malveillant... Perdu! Les attaquants le savent et jouent là dessus.
Cela fait partie de ce que l'on appelle le « Social Engineering », une
catégorie d'attaques basées sur l'exploitation de l'ignorance ou de la naïveté
de l'individu.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Afin d'optimiser les temps de scan de volumes importants, les fichiers de
définition de virus ne contiennent pas toujours les signatures de virus
anciens. La machine reste donc vulnérable face à ces menaces ancestrales.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les utilisateurs, agacés par les temps de latence induits par l'antivirus
(souvent dûs à une mauvaise configuration de la part de l'administrateur),
désactivent purement et simplement la protection en temps réel, voire finissent
par « buter » l'antivirus (ils tuent le process. Effectivement, c'est
une manière d'avoir la paix...)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les antivirus basés exclusivement sur la recherche de signatures (séquences
d'octets particulières dont l'existence trahit la présence potentielle de
virus) sont incapables de détecter les virus polymorphes (dont la forme évolue
avec le temps), chiffrés ou inconnus. Comme par hasard, les concepteurs de
malwares misent actuellement de plus en plus sur le polymorphisme. Par
ailleurs, si l'antivirus n'est pas à jour (le fichier de définition de virus
est ancien), c'est un peu comme s'il n'existait pas (il faut compter avec
l'apparition d'environ 50 nouveaux virus &lt;strong&gt;par jour&lt;/strong&gt; !).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En règle générale, les techniques virales évoluent plus vite que les
antivirus. À supposer que l'antivirus soit à jour, si le modèle antiviral est
obsolète, la machine risque inévitablement l'infection.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Pour le lecteur désireux d'en savoir plus, Éric Filiol, chef du laboratoire
de virologie et de cryptologie de l'Ecole Supérieure et d'Application des
Transmissions, a publié un excellent article sur le sujet. Vous pouvez le
consulter &lt;a href=&quot;http://www.magsecurs.com/article.php3?id_article=2183&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à cette adresse&lt;/a&gt; ou une version plus complète dans le magazine
&lt;a href=&quot;http://www.miscmag.com/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;MISC&lt;/a&gt; (numéro Septembre –
Octobre 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, il ne s'agit pas d'établir des conclusions hâtives. Disposer
d'un antivirus est primordial en environnement Windows. Toutefois, il convient
d'être conscient de ses limites. Une bonne sécurité passe avant tout par
&lt;strong&gt;un faisceau de mesures&lt;/strong&gt;. Quelques unes en trois coups de
crayon :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Surtout, &lt;ins&gt;les bonnes pratiques de l'utilisateur&lt;/ins&gt;. Cessez donc de
cliquer sur tout et n'importe quoi. En entreprise : plus de téléchargement
d'utilitaires gratuits non Open Source, plus de peer-to-peer, plus de
messagerie instantanée, plus de jeux (oui, je sais... mais croyez moi, ces
outils portent vraiment atteinte au bon fonctionnement du réseau, à la
confidentialité et à l'intégrité des données).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En entreprise : la sécurité doit faire partie intégrante des processus
de management. Désignez un responsable de la sécurité (physique +
informatique). Allouez un budget permettant de définir, de déployer et de
maintenir une vraie politique de sécurité.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sensibilisez les utilisateurs aux problèmes de sécurité informatique en
général, et à tout ce qui concerne le « Social Engineering ».&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des sauvegardes que diable ! Pensez aux sauvegardes !! Et vérifiez
qu'elles sont exploitables !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un pare-feu matériel de type « Appliance » au point de
raccordement avec les réseaux extérieurs. Ce pare-feu doit être doté d'un
antivirus performant, de fonctions d'analyse des protocoles applicatifs de haut
niveau, de fonctions anti-spam / anti-spyware et de fonctions de mises à jour
automatiques par canal sécurisé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un anti-virus performant sur tous les postes de travail (avec mises à jour
automatiques), issu bien entendu d'un deuxième éditeur (si un code réussit à
tromper un antivirus, il aura beaucoup de mal à tromper les deux).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un pare-feu logiciel sur tous les postes de travail, surtout les postes
dotés d'une interface avec un réseau sans fil.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des mots de passe utilisateurs à coucher dehors: « Dz{p0#9r ». Certes,
c'est moins sympa que « Caroline », surtout si vous aimez Caroline, mais
cela complique singulièrement la tâche des fâcheux passés maîtres dans l'art de
deviner les mots de passe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tout accès distant à des ressources internes soumis à une authentification
forte à l'aide de moyens cryptologiques, à travers un tunnel chiffré de type
VPN.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voilà. Je crois que c'est un bon début...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo: Babouk (île de la Réunion). Impressionnante (25 cm avec les
pattes), inoffensive (s'accomode parfaitement de la présence de l'homme - ici
dans les ustensiles de cuisine pendant 3 jours) et salutaire (se nourrit de
moustiques). Une certaine analogie avec la bombe logique: l'écraser ne sert à
rien, le sac d'oeufs libère dans ce cas plus d'une centaine de bébés
babouk!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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